Quand on dit Maison d’hôtes, on pense déco, accueil, petit-déj… et nos cinq chambres cosy à La Maison Fives, à Lille. On pense beaucoup moins à ce qui se passe en coulisses. Et pourtant, notre five-room hôtel dans le quartier Lille Fives – Fives Cail pour les intimes – c’est aussi une montagne de linge à gérer, tous les jours.
La face cachée d’un five-room hôtel
Cinq chambres, ça donne vite la mesure: 5 lits, 5 housses de couette, 10 taies d’oreiller, 10 serviettes, 5 tapis de douche. Et souvent tout à laver… en même temps. Même avec deux parures par chambre, il y a des jours où plusieurs logements se libèrent d’un coup. Si on ne voulait pas passer notre vie à descendre des machines, relancer, attendre, recommencer, il nous fallait une vraie solution technique, fiable, rapide. Bref, une laverie maison.
On a monté une laverie (pour nous, pas pour les clients)
On a installé deux machines à laver de 14 kg chacune, deux sèche-linge de 10 kg. Et comme on bosse avec des draps en lin (super agréable, mais super lourds quand c’est mouillé), il fallait du solide. Les machines sont à la cave, devenue notre zone technique: deux gros chauffe-eau, la chaudière, et maintenant la laverie. Le cœur du backstage de La Maison Fives.
Le casse-tête: l’évacuation à 1,35 m
On est tombés sur un problème XXL: l’évacuation est à 1,35 m du sol alors que la pompe d’une machine à laver peut monter à env. 1 m, pas plus. Impossible de poser les machines au sol. Et de toute façon, se baisser tous les jours avec des charges lourdes, c’était non. On a donc tout surélevé de 75 cm.
Pas une étagère Ikea: une structure métallique sur-mesure
On a fait comme souvent: on a réfléchi, on a dessiné, on est allés acheter du métal, on a calculé les résistances et les vibrations. Avec Jean-Pierre et Soula, on a passé deux jours à la cave à couper, souder, renforcer, ajouter des croix, refaire des pieds, mettre à niveau et tout fixer au sol. Résultat: une structure maison, stable, prête à encaisser des centaines de kilos sans broncher.
Routine gagnante: deux cycles le matin, deux le soir
Aujourd’hui, on peut lancer deux machines le matin, deux sèche-linge le soir, et le lendemain matin, tout est sec. C’est gérable, fluide, et surtout indispensable pour ouvrir sereinement notre hébergement de Lille Fives Cail. Il reste encore du nettoyage, mais cette mission-là est cochée. Franchement, ouf.
Pourquoi on vous raconte ça
Parce que c’est ce genre de coulisses qui fait la vraie vie d’une maison d’hôtes. Et pendant que les machines tournent, on continue de transformer notre maison d’angle en five-room hôtel et de faire vivre notre atelier–boutique de céramique et créations, ici à Fives, à Lille. Si vous voulez suivre l’avancée du chantier et la vie du lieu, passez faire un tour sur le site de La Maison Fives.
On vous emmène tout en haut de La Maison Fives, notre petite maison d’hôtes de 5 chambres à Lille, posée entre ville et chantier créatif, du côté de Lille Fives. Ici, au 3e niveau, la “chambre numéro 5” nous a fait transpirer. C’est la deuxième petite chambre de notre hôtel (c’est notre five-room hotel, quoi), et de loin la plus coriace. On raconte.
Avant: une salle de bain… sur plancher bois
À la base, cet espace était une salle de bain carrelée de partout, posée directement sur un plancher bois. Mauvais combo. Ça bougeait, c’était humide, et clairement, ça n’allait pas pour un vrai hébergement confortable. Comme chaque chambre a sa douche et ses toilettes, on a gardé cette salle de bain le plus longtemps possible, le temps que les autres chambres soient opérationnelles. Puis il a fallu s’y mettre pour de bon.
Démolir proprement, récupérer le plancher
Enlever le carrelage, c’est déjà pénible. Mais récupérer le plancher caché dessous, chargé de ciment et d’enduit entre chaque latte… autre histoire. On a tout déposé à la main, pièce par pièce. Retapé chaque clou, un par un. Plusieurs jours de taf. Ensuite, gros ponçage à la ponceuse à bande pour retrouver le bois. Bonne nouvelle: le plancher est sauvé et il a retrouvé sa vibe.
Refaire une salle de bain saine et solide
Les murs étaient abîmés, on a tout repris. Nouvelle base, nouvelles arrivées, électricité et eau refaites. La salle de bain est presque montée: douche et WC sont en place, il reste le lavabo à poser. Cette partie-là, on ne voulait plus de compromis: on passe d’une salle de bain “bricolée” à une pièce propre et durable, nickel pour une petite chambre sous les toits.
Les finitions: têtes de lit, plinthes, bureau
Le gros est fait, mais il reste la partie qu’on aime autant qu’on redoute: les finitions. Tête de lit, plinthes, bureau, aménagements. Cet après-midi, on a commandé le bois pour fabriquer toutes les têtes de lit. La semaine prochaine, on s’y met et on fabrique. On veut un rendu cosy et simple, à l’image de la maison: petit format, grand confort.
On sent la fin arriver
Cette dernière chambre se met en place, enfin. On la voulait petite mais chaleureuse, pratique et claire, à la hauteur de ce qu’on a en tête pour La Maison Fives à Lille Fives Cail. On a encore deux-trois trucs à visser, mais on voit la sortie du tunnel, et ça fait du bien. Bientôt, cette “chambre numéro 5” complétera notre logement de 5 chambres, tout en haut, juste comme il faut.
On continue de partager les étapes ici et, pour ceux qui découvrent, toutes les infos sur la maison sont à retrouver sur notre site: www.lamaisonfives.com.
Ce matin, 8h tapantes, on a enfilé les baskets. Dehors, Lille avait pris une petite couche blanche, juste ce qu’il faut pour calmer le bruit ambiant et changer le décor. On a chacun un écouteur, la même playlist, et on file pour une heure de run, comme tous les deux jours. Depuis La Maison Fives, notre maison d’hôtes et atelier–boutique de céramique à Lille Fives, on adore traverser le site de Fives-Cail Babcock quand la ville se réveille.
Ambiance d’hiver à Fives Cail
Direction le passage de l’Internationale. Sous la neige légère, tout devient feutré. À cinquante mètres de La Maison Fives, on passe devant la brasserie Fives Cail, puis le food court Chaud Bouillon. À gauche, on aperçoit les futurs ateliers Meert qui devraient sortir de terre d’ici 2027–2028, un site de 1 500 m² dédié aux gaufres mythiques de Lille. Un peu plus loin, l’école de design, puis la Bourse du Travail. On voit les façades en chantier, les nouvelles circulations, et le parc qui prend forme derrière. Ça bouge partout, et ça fait un bien fou de le sentir en courant.
Courir dans un quartier qui se transforme
Ce qui nous plaît ici, c’est l’énergie. Tout est en rénovation, mais c’est déjà très agréable. Le run donne une autre lecture du quartier: on mesure les volumes, on devine les futures places, on capte le mix entre patrimoine industriel et nouvelles façons de vivre la ville. Le froid pique un peu, la respiration se règle sur le rythme, et la neige, même fine, met un filtre doux sur Lille qu’on ne voit pas tous les jours. On connaît par cœur nos repères à Fives, mais à cette heure-là, sous ce manteau blanc, tout paraît nouveau.
Un run à deux pas de la maison d’hôtes
On part, on revient, on croise des voisins, on échange un signe de tête. La boucle est simple, efficace, et elle résume bien pourquoi on aime Lille Fives Cail: un lieu en mouvement, entre mémoire industrielle et usages qui s’inventent. On passe devant notre Maison d’hôtes, on jette un œil à l’atelier de céramique, on pense aux pièces en cours et à la galerie qui se prépare, puis on repart vers le site FCB avec la neige qui craque sous les pas. Ce n’est pas encore fini, mais c’est déjà beau.
Pourquoi on partage ça
Parce que ce run du matin est une façon de sentir la ville, de prendre la température du quartier sans filtre. Et parce qu’à La Maison Fives, on vit vraiment à côté de ce qu’on raconte: un lieu de vie, un hébergement intimiste avec 5 chambres, un atelier-boutique de céramique, et un quotidien ancré dans Lille Fives Cail. Aujourd’hui, c’était la version enneigée. Demain, ce sera autre chose. Mais ce mélange de calme, de chantier et de perspectives, on ne s’en lasse pas.
Ce matin, on a couru une heure, sous la neige, en traversant Lille Fives Cail. Ce n’est pas grand-chose, mais ça suffit à changer l’ambiance et à rappeler pourquoi on aime ce coin: il se transforme, et nous avec. On vous laisse avec les images et le son du moment.
Cette année, on a tenté un truc simple, un peu provoc, et très nous. À La Maison Fives, notre petite maison d’hôtes avec atelier de céramique à Lille, on a glissé sous le sapin… une banane. Oui, juste ça. Et franchement, on a adoré voir ce que ça provoque.
Le dispositif
Dans un sac en papier, une banane, emballée dans du papier de soie. Autour, un petit mot à dérouler: « La valeur d’un objet dépend du regard qu’on lui accorde. » Et deux QR codes.
Le premier renvoyait vers une vidéo d’un enfant qui reçoit une banane pour Noël. Il est juste heureux, vraiment heureux. Pour l’idée, on vous laisse une recherche YouTube du genre « kid gets banana for Christmas » ici: voir des vidéos.
Le second racontait l’histoire de la banane scotchée au mur de Maurizio Cattelan, l’œuvre « Comedian » qui a fait le tour du monde. Pour en savoir plus: Comedian (Cattelan) – Wikipédia.
Pourquoi on a fait ça
On questionne beaucoup l’acte d’offrir et de recevoir, le réflexe d’acheter, le côté automatique. On adore Noël, vraiment, on y pense dès octobre. Mais la frénésie, un peu moins. Alors on a fait un cadeau qui parle de regard, de valeur, d’art et d’imaginaire. Et on a laissé le boulot aux parents pour expliquer tout ce que ça voulait dire.
La réaction des enfants
Ils avaient entre 4 et 15 ans. Franchement, c’était cool de voir leurs têtes. C’était marrant, un peu WTF, surprenant, et plutôt bien reçu. C’est fou comme un geste aussi simple peut ouvrir une discussion sur ce qui compte vraiment.
Art, regard et valeur
Entre notre atelier-boutique et nos pièces en céramique, on baigne tous les jours dans cette idée: un objet devient précieux quand on lui accorde du sens. Une banane scotchée au mur peut devenir un débat mondial. Une banane sous le sapin peut devenir un moment qui reste. Le regard transforme. C’est valable dans une galerie, dans une chambre d’hôtel, dans une cuisine, partout.
Et l’esprit de Noël dans tout ça
Dans les films de Noël, on voit rarement l’ouverture des cadeaux. Comme si ce n’était pas le cœur du truc. Peut-être que l’esprit est ailleurs: dans l’attente, les moments d’avant, les discussions, les décorations, les lumières, les sourires, la contemplation. À La Maison Fives, dans notre coin de Lille Fives, on aime quand un détail allume une conversation. Ce Noël, c’était une banane.
Ce qu’on retient
Offrir, ce n’est pas cocher une case. C’est créer un moment. Une banane, deux QR codes, une phrase… et plein d’histoires à raconter. On continue la discussion quand vous voulez, à la maison, à l’atelier ou autour d’un café.
Promis, c’est 100% vrai et ça s’est passé chez nous, à La Maison Fives, en plein chantier entre notre futur Hôtel / Maison d’hôtes de 5 chambres et l’atelier–boutique de céramique. On voulait se mettre sur notre 31 pour finir l’année à Lille. Résultat: un vrai film d’horreur low budget dans la douche. On raconte parce que ça fait rire (après coup), et parce que la vie de chantier, c’est ça aussi.
Le contexte: nos nouvelles douches toutes belles
31 décembre. On teste les nouvelles douches, toutes propres, toutes brillantes, prêtes pour nos futures chambres à Lille Fives (quartier Fives, côté Fives Cail). On ferme la porte de la chambre, on se déshabille, on rentre dans la douche. Nickel. L’eau est parfaite, le carrelage aussi. On est fiers.
Et là, la clinche saute
Moment de vérité. On veut sortir… et impossible. La poignée a sauté. Montage trop rapide, un détail oublié. Coincé dedans. Tout nu. Mouillé. Avec une brosse à dents et du gel douche comme seuls alliés. On a vraiment l’air malin.
L’isolement acoustique, trop efficace
On a super bien isolé les douches. Vraiment trop bien. On crie, personne n’entend. On capte des rires au loin, ambiance Nouvel An. Mais au premier étage, c’est silence radio. On se dit que c’est drôle 10 secondes, puis on a froid, et on réalise que la porte de la chambre est fermée à clé. Oui, parfait pour un hébergement discret. Pas parfait quand on est coincé dans une cabine.
Plan d’évasion: brosse à dents vs serrure
On tente la technique MacGyver. Un peu de force, un peu de logique, un peu de brosse à dents. Rien. Zéro. On pense à tout ce qui a été monté depuis deux mois, aux joints, aux parois. Ça n’a aucun sens de tout casser. On hésite. Et puis bon…
Le coup de grâce
On décide d’y aller franco: un coup de genou, puis un autre. C’est la porte qui cède (merci), pas le bâti. On passe la main, on ouvre. Libération. La porte est morte. Nous, ça va. On vous jure, ça a duré une bonne demi-heure. Entre la comédie romantique d’ascenseur bloqué et le slasher fauché. Vive les chantiers.
Ce qu’on a appris pour nos futures chambres
On revoit tout le montage des poignées, visserie comprise, pour éviter tout fail dans les chambres et salles de bain.
On prévoit un déverrouillage de secours côté extérieur, discret mais accessible pour l’équipe.
On garde l’isolation (elle est top pour un bon logement), mais on pense à un plan B si ça coince.
On documente tout, parce qu’un hôtel bien pensé, c’est autant d’histoires drôles en moins pour les clients.
Pourquoi on vous raconte ça
Parce que La Maison Fives, c’est un lieu de vie en mouvement dans le quartier Fives Cail, à Lille. On transforme une maison d’angle en five-room Hôtel / Maison d’hôtes, avec à la suite un atelier–boutique et une petite galerie autour de la céramique et des créations artistiques. Et que tout ce qu’on construit, on le teste pour de vrai. Parfois un peu trop pour de vrai. On assume, on apprend, on avance.
Conclusion
Moralité du 31: il ne faut jamais trop bien isoler les douches. Enfin, si, mais avec une sortie de secours. Merci la brosse à dents de compagnie, et… Vive 2026.